Dimanche

 

 Depuis tout ce temps, me reprend une curieuse envie d’écrire. Tant et tant de mois de silence….m’ont servi à m’exprimer avec le pinceau et le pastel. Mes rêves, suite anarchique dédiée à une détresse profonde, mélangée à de drôles de sensations….

 Aujourd’hui semble être une journée privilégiée sans que je sache très bien pourquoi…..Voici le rêve de cette nuit (ou bien peut-être étions nous déjà le matin…..) :


 «  Je reçois une convocation du ministère de la justice, je suis sommée de retourner à l’école. Je dois passer une équivalence pour me mettre à niveau : malgré mon diplôme, les études de pharmacie durent maintenant six ans, il m’en manque donc une. Il me faut réparer cette injustice. Panique…..j’ai perdu mon cahier de texte, mes copies, mon classeur, et surtout mon emploi du temps, mais aussi mes chaussures…Et en plus, je suis orpheline ! - Convoquée le 6 septembre à 9h15 – J’arrive en retard pour l’écrit en sciences naturelles, le sujet porte sur la Mâchoire  Supérieure, et la surveillante ne me donne qu’une demi- feuille de copie sans le texte exact.


Mais le soleil est déjà haut dans le ciel, et nous cheminons sur une petite route de campagne. Il y a Cécile, Catherine et Chloé, et d’autres dont le prénom commence par un C. Leur regard est très réprobateur, je suis en retard. Nous sommes en stage. Un camion à incinérateur est garé devant le château. Nous emballons des chiens morts dans des sacs poubelle.

 

 Nous pénétrons ensuite dans la petite salle du château pour manger des œufs aux lentilles. Je perçois le regard de Simone, qui semble me dire que nous allons toutes mourir un jour, mais cela n’est pas important, si nous ne souffrons pas trop pour le passage.


 

Nous avons acheté du champagne. Dans un couloir, Cécile s’affaire pour préparer des agapes. Je veux aider, je vais dans la cuisine pour couper des tranches de gâteau au citron. Mais dès que j’ai l’assiette et le couteau, tout se brise, entre mes mains. Quant à Cécile, elle n’a qu’une hâte, c’est de prendre un bon bain chaud. Elle commence à se dévêtir, mais deux filles l’en empêchent, et lui disent de prendre patience.

 

Nous repartons. Autobus gris à plate-forme. Je m’insurge ; Pourquoi cette année d’études supplémentaire ? Mais tout le monde se tait, le regard morne. Je dois signer le carnet de présence. Impossible, je ne sais plus tenir un crayon. Le ciel semble peint à la brosse. Catherine me dit :- « ça ne va pas ? ». Je tremble. Je bégaie. Françoise me dit que je devrais me remettre aux études, je suis la plus jeune. Son regard est plus bleu que jamais. Bleu foncé. Ses cheveux argentés étincellent. Je ne peux pas parler.

Il y a encore ces agapes à régler, ça coûte mille trois cent francs, je ne dispose pas de cette somme. Et dans mon porte-monnaie, je m’aperçois qu’il n’y a que des petits triangles vert émeraude."


 

Réveil. Puis sommeil à nouveau. Nouveau rêve. Dans les bras d’une inconnue je me coule comme engloutie par les flots. Elle me dit qu’elle m’avait prévenue, je risquais d’entrer dans une secte. Je désire son corps qui se refuse au mien. Elle se dérobe et rit de mon envie. Elle me regarde de tout en haut. Elle ne veut que philosopher et poétiser avec moi. Me dit que je ne suis qu’une muse, pas une femme à désirer. Mais alors pourquoi est elle nue, allongée près de moi, cette allumeuse ? Il faut que je me réveille. Il est midi. Mais juste avant, j’aperçois une esplanade éblouissante où de petits arbres se reflètent.

Commentaires

21.03 | 12:49

Heureuse de découvrir votre site. Il me plaît.
Hilda Damman

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11.08 | 16:48

Alors,alors..Pourquoi donc tous ces points d'interrogation?Qui donc peut bien être aussi admiratif???Ah oui, je crois avoir trouvé!

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11.08 | 16:12

Et merci à toi pour les ajouts récents sur ton site ! Je suis toujours aussi admiratif...

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27.07 | 01:37

Merci cher(e) ???

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Bonjour !
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