8. mai, 2015

Der Musensohn (Johann Wolfgang von Goethe)


 

"Le fils des Muses"       

  

          ❤❤❤

Vagabondant à travers champs et bois,

Sifflotant mes chansonnettes,

Ainsi je vais de place en place!

Et tout remue en cadence,

Et tout bouge en mesure,

Me transmettant son mouvement.

           ❤❤❤

 Je peux à peine les attendre,

Les premières fleurs dans le jardin,

Les premiers bourgeons à l'arbre,

Ils saluent mes chants,

Et quand l'hiver vient à nouveau,

Je chante encore ce rêve.

           ❤❤❤         

 Je le chante au loin,

À travers la longueur et la largeur de la glace,

Alors l'hiver fleurit magnifiquement !

Cette fleur disparaît aussi,

Et un nouveau bonheur se trouve

Sur les hauteurs cultivées.

           ❤❤❤

 Alors, comme, près du tilleul,

Je rencontre la jeunesse,

Aussitôt je la titille.

Le garçon morne s’enhardit,

La fille coincée se met à tournoyer

Au son de mes mélodies.

           ❤❤❤

 Vous donnez des ailes à mes pieds

Et conduisez à travers vallons et collines

Votre favorite loin de la maison.

Vous chères, gracieuses muses,

Quand pourrai-je trouver le repos en votre sein ?