Rêve de vacances......

Comes a time...

 

Août 2012

 Camping de Peten, Noord Holland.

 

Les vertèbres bien calées dans mon matelas ergonomique, je suis réveillée par le vacarme des oies sauvages qui viennent faire étape dans le champs voisin. Il est 5 heures. Les oies cacardent, c'est fou ce qu'elles peuvent s'engueuler, on dirait une dispute entre concierges. Je me demande si les oies oient ce qu'elles cacardent.

 

C'était un tout petit camping que j'aimais bien, mais qui n'existe plus. Il y avait des fuites de canalisation, de l'eau partout, et toute la nuit, on risquait de glisser sur les petits crapauds qui logeaient dans des mares du carrelage, devant les toilettes. Alors on avait fait venir des plombiers polonais qui étaient serbes, ils ont approximativement tout réparé, et puis ils se sont saoulés toute la nuit. A l'aube, ils ont repris un autocar pour une destination inconnue, laissant la place aux volatiles cités plus haut.

Il y avait beaucoup de fleurs, de plantes, et quelques caravanes.

 

 

Puis, tout à coup : LE SILENCE. Les oies se sont tues, j'ai entendu un coup de tonnerre, puis un seul volatile a cacardé un son qui ressemblait approximativement à : « Fulmotondrooooo !!! »

 

Et il s'est mis à pleuvoir des corps de femmes, dans un immense désordre, ce qui perturba outrageusement le fonctionnement des éoliennes ; Leurs pales se mirent à tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre,et toutes les horloges s'arrêtèrent. Ainsi, le temps fut décapité. Durant ce court espace, les corps de femmes se mirent à chuter un peu n'importe où, j'ai bien essayé d'en saisir quelques uns. Ceux que les oies sauvages recueillirent devinrent des femmes volant de leurs propres ailes, les autres atterrirent doucement, se marièrent, et eurent beaucoup d'enfants.

 

D'aucunes se mirent a fredonner « Wir eilen mit schwachen »dans une église toute blanche pour remercier Jésus de ses bienfaits, et je n'avais pas besoin d'être chrétienne pour être émue:

 

Wir eilen mit schwachen, doch emsigen Schritten    

O Jesu, o Meister, zu helfen zu dir                               

Du suchest die Kranken und Irrenden treulich             .

 Ach höre, wie wir                                                   

 Die Stimmen erheben, um Hülfe zu bitten!            

 Es sei uns dein gnädiges Antlitz erfreulich !   

 

De nos pas faibles mais empressés

Nous accourons vers toi, ô Jésus, ô maître,

.pour recevoir ton aide.

Tu accordes fidèlement tes soins

aux malades, aux égarés

Ah, entends comme nos voix

S'élèvent pour implorer ton secours !

Puisse la vue de ta face où rayonne la grâce

nous dispenser la joie !

 

 

                                  

Moi, je savais que cette année, je me rendrais à la synagogue pour Yom Kippour, ce que je ne faisais plus depuis très longtemps . Je voulais assister à la prière pour les orphelins. Mon père était mourant.

 

 

           

 

 

J.S.Bach arieto de la cantate BWW78

Commentaires

21.03 | 12:49

Heureuse de découvrir votre site. Il me plaît.
Hilda Damman

...
11.08 | 16:48

Alors,alors..Pourquoi donc tous ces points d'interrogation?Qui donc peut bien être aussi admiratif???Ah oui, je crois avoir trouvé!

...
11.08 | 16:12

Et merci à toi pour les ajouts récents sur ton site ! Je suis toujours aussi admiratif...

...
27.07 | 01:37

Merci cher(e) ???

...
Bonjour !
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