25. nov., 2011

Dinner time

 

 Dinner time.

Au mur étaient accrochés des schémas de bateaux avec, mentionnée au bas, cette invitation improbable : « Navigare necesse est ». Nous naviguions en mangeant du sponge bien souvent tartiné de confiture d’abricots. Mais le dimanche, nous cessions de naviguer pour manger du Trifle. C’était un gâteau fait avec de la graisse de bœuf, de la confiture de framboises, et de la fleur d’oranger, très sucré, et franchement pas aussi dégueulasse qu’on veut bien le dire. Les Français sont difficiles en matière de cuisine.

 Tous ces repas étaient bien un peu « rough »,  comme les grandes toiles de Joan Mitchell des dix dernières années, quand, malade de la morphine elle s’acharnait haut en couleurs.