5. mars, 2012

avant, ..........

Février 1990 :

A la hâte, je m’étais trouvé un petit logement dans le douzième arrondissement près de rien du tout. Isolé de tout, du confort, des arbres, de la culture, de la vie. Il régnait dans l’appartement une atmosphère de malaise indéfinissable. Le lustre se déplaçait le long du plafond. Tout y était sordide. Les chats se réfugiaient souvent en haut de l’armoire. Les W.C. à broyeur électrique étaient souvent bouchés, et il fallait aller sur le palier. Tout était vieux, sans charme, et menaçait de s’écrouler. C’est dans cette ambiance lugubre qu’un soir d’hiver, j’ai accueilli ma pauvre Josèphe qui revenait d’une de ses séances de méditation le ventre vide. Elle ne put rester plus d’une heure. Le lieu lui faisait peur. Je la raccompagnais à Montparnasse en la serrant très fort dans mes bras.

Loin de Montparnasse, j’étais dans un pauvre trou….