28. janv., 2012

Adieu Josèphe

« Carvin la nuit  », je pensais que c’était juste l’évocation d’une soirée poétique  au pastel, et celle d’une internaute qui m’avait planté là, dans les rues de Lille pour motif anorexique. N’ayant fait qu’entrevoir son visage, difficile d’en restituer des bribes, c’est le visage de Josèphe qui a pris ses contours, sans que je sache pourquoi.

Josèphe, je l’avais perdue de vue depuis longtemps, mais une semaine après l’ébauche de « Carvin, la nuit », j'ai appris son décès.

Et je ne sais plus rien, sauf qu’une crise de dorsalgie aigüe m’a empêchée de peindre la nuit. Je comprends mieux pourquoi je ne parvenais pas à saisir les teintes de la nuit : il y avait une anomalie flagrante ;

 Nous étions pourtant bien devenues les femmes les plus intelligentes de Montparnasse, mais Josèphe m’avait promis de vivre très longtemps. Josèphe est partie sans même me prévenir, selon ses bonnes habitudes, mais elle ne reviendra plus et je ne parviens pas à l’admettre.

 ….  Ah....  !     Josèphe !