les grandes vacances

Veux- tu,  toi, être celle de ce soir ?pas de ritournelle, juste pour m’assoupir profondément près de ton regard bleu, car je le sens bien, la nuit pour toi n’est qu’une plaisanterie macabre, et tu dois à chaque fois lutter seule….J’aimerais a mon tour serrer tes main dans les miennes et faire fuir cette douleur trop intense. L’hiver arrive à grands pas, comment l’aborder ?

   Te reverrais-je un jour, la Muse au regard bleu ?

Mentalement, j’apprête une seconde toile en parallèle aux Grandes Vacances non achevées pour tenter d’y fixer l’inspiration du moment. Je sais qu’une fois réellement prête à passer à l’acte, le trait, tout comme les couleurs m’échapperont, et je resterai un moment à tournoyer en rond, vague à l’âme…à me demander si tu entends mon appel pressant. Oui, viens, viens m’aider à soulever mon pinceau !!! Petit souffle bien trop bruyant, reflet de ruisseau, comme la vie qui passe mais ne s’échappe de ton corps.

Heureusement, il y a Schubert! Chère musique, douce raison, dans laquelle je m'enfonce......Schubert, tout comme moi, était amoureux de La Belle Meunière. Que de ferveur mélodieuse ont pu engendrer ces amours deliquescentes...!

"Das Wandern ist des Müllers lust"......

S'accrocher aux pinceaux comme aux notes de musique, seule planche de salut......Transformer l'émotion en un bouquet de roses pour que cet amour d'enfance disparaisse enfin dans les brumes du temps......

Pourquoi, sans raisons apparentes, certains êtres, à leur insu, parviennent à vous ensorceler, et la vie continue de se dérouler, le jour et la nuit de s'alterner ?Pourquoi alors, les repères sont-ils si absents? Pourquoi un tel besoin d'aimer se focalise-t-il sur des êtres si parfaitement indifférents à votre personne?

Il ne pleut même pas sur la ville comme il pleure dans mon coeur. Pourquoi cette langueur?

Il y a des courrois tout autour, avec du béton armé. Je nage en eaux troubles. Ne pas se laisser couler et oublier le cerveau pour faire place au coeur du coeur.

Et dans ce coeur, il y a l'orgueil, monstrueux, inacceptable, mais là, désespérément.

Comment aurais- je pu savoir que ce voyage durerait aussi longtemps ? Je n’ai pas vu la tempête arriver. Pourtant je pensais très fort à la première Muse, car, mes sens en éveil me jouaient des tours pendables. J’essayais de me dépêtrer de l’émotion flageolante, celle qui peut vous faire tomber sans que rien ne bouge.
« Ne lâche pas la proie pour l’ombre », me disait-on. Je ne voyais que l’ombre, et pas celle, apaisante des journées ensoleillées ; Non. L’ombre, la vraie, celle qui traîne sans cesse derrière vous, sans répit, et qui finit par vous envahir. Vint un jour son regard, sa voix de l’eau de là, et comme je n’aimais pas l’eau d’ici, je m’y suis engloutie. Sa voix était douce, son regard vert profond, et quand sa présence se faisait rare, je me disais que nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés.

Je l’aperçois, une écharpe rayée couleur d’automne, se terminant dans mon imaginaire par une coquille d’escargot.

 Et des rêves il y en aura encore…Les plus frais, je les consigne sur ma toile, ou je mentionne l’écharpe qui se termine en coquille d’escargot, durant la journée des grandes vacances.

Consciente que l’amour dans ce cas présent n’est qu’une préfiguration. Mais rien ne suit. Je reste dans les délices des prémices. Je m’éclipse avec la lune dans une rêverie sans fin…et une fois encore, j’invoque les autres muses à la rescousse.

Et les muses me provoquent avec force et vigueur.

 Au lendemain, jour de lenteur, jour de bonheur……

 Les muses…..Elles apparaissent souvent durant mes courtes nuits, m’enlèvent hors du réel pour m’emmener vers l’aube si tendre, et je résiste comme je peux à cette sensation d’être happée par leurs caresses.

Je le sais, viendra le jour où tout s’évanouira, lorsqu’à nouveau, il y aura près de moi la Grande Muse Consolatrice de mes quarante ans, quand nos corps, épuisés et repus n’auront plus rien à réclamer, qu’un peu de sommeil et d’ennui qui ne viendront pas. Mais je préfère me complaire dans cet instant présent qui me fait vivre ivre d’amour, et je serais prête à offrir cette ritournelle à qui désire l’éprouver avec moi.

Pour l’instant, le corps tendu vers l’absence, je m’offre la symphonie vertigineuse du chant des étoiles. Les jours n’ont pas de texture, ils passent et m’épuisent.

Commentaires

21.03 | 12:49

Heureuse de découvrir votre site. Il me plaît.
Hilda Damman

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11.08 | 16:48

Alors,alors..Pourquoi donc tous ces points d'interrogation?Qui donc peut bien être aussi admiratif???Ah oui, je crois avoir trouvé!

...
11.08 | 16:12

Et merci à toi pour les ajouts récents sur ton site ! Je suis toujours aussi admiratif...

...
27.07 | 01:37

Merci cher(e) ???

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Bonjour !
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